Philosophie du bonheur : définitions et paradoxes
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Définir le bonheur : expérience et usage
Pour définir, on peut se baser sur :
- L’expérience
- L’usage
Pour trouver la définition, il faut différencier le mot. Par exemple : la joie est différente du bonheur.
La méthode d'Aristote et les distinctions conceptuelles
Selon Aristote, il faut le placer dans une catégorie : état, sentiment ou sensation.
On peut définir avec les mots qui sont proches ou avec des expressions :
- Plaisir : précis, s’efface, ponctuel et relatif.
- Bonheur : absolu, état de satisfaction totale.
- Joie : sensation.
Paradoxes et problématiques du bonheur
Après les définitions, il faut trouver des paradoxes et des problématiques. Plus on a d’expériences malheureuses, plus on se rend compte du bonheur.
PARADOXE : Une personne qui est toujours heureuse ne se rend pas compte de son état ; donc, en réalité, elle ne l’est pas.
Problème : Le bonheur est-il un ensemble d’instants dans lesquels je suis dans le plaisir ? Ou le bonheur peut-il être un jugement ? (Exemple : dans L'Étranger, Meursault se rend compte qu’il a été heureux puisqu’il juge sa situation et la compare avec sa vie antérieure).
Le bonheur : entre jugement et sentiment
Jugement : Il faut le comparer à un idéal. Sentiment : Il ne suffit pas de se sentir heureux pour l’être (exemple : un alcoolique).
PARADOXE : On n’est jamais heureux car on le juge après. Par conséquent, quelque chose qui n’est jamais présent existe-t-il ? Ou alors, lorsqu’on juge, on est envahi par le bonheur.
Selon Musset : « Un souvenir heureux est peut-être, sur terre, plus vrai que le bonheur. »
MAIS, Proust dit d’être heureux quand on se rappelle son passé ; donc il est heureux au présent, ce qui est contraire à ce que dit Musset.
Il y a deux problèmes du jugement. Paradoxe : cela renvoie à un idéal du bonheur.
Paternalisme et idéal de bonheur
PATERNALISME : Peut-on savoir ce qui est bien pour autrui ? Puisqu’il y a différents idéaux de bonheur, cela pose des problèmes de politique : tous veulent faire ce qu’ils considèrent bien pour autrui, pour rendre les autres heureux, alors que d’autres personnes ont un autre idéal de bonheur.
Sommes-nous légitimes pour imposer notre idéal de bonheur ? Peut-on dicter aux autres ce qu’ils doivent désirer ?