La Philosophie de Platon et d'Emmanuel Kant

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La philosophie de Platon

Platon souhaite construire une sagesse qui n'est pas basée sur la perception des sens ou sur de simples opinions, mais qui consiste à comparer ce que sont réellement les choses.

Il fait valoir que pour découvrir la véritable essence des choses, on ne peut pas compter sur l'opinion, mais sur une compréhension du réel.

Il a théorisé ce qu'il appelle les Idées, qui rendent possible le monde des sens. Toucher et sentir avec nos sens appartient au monde sensible ; les choses qui rendent possible le monde sensible appartiennent au monde des Idées. Platon explique cela à travers le mythe de la caverne, dans lequel l'homme est emporté par le sensible et ne se sert pas du monde des Idées.

Concernant les formes de savoir, Platon estime que si l'âme humaine est laissée seule dans le monde des perceptions sensorielles, elle ne peut pas obtenir la connaissance, car seule l'opinion y évolue.

Il cherche une connaissance des Idées qui fonde la science (où la connaissance est un rappel, ou anamnèse).

Il soutient un dualisme anthropologique, défini comme l'union accidentelle du corps et de l'âme. Le corps appartient au monde des sens et l'âme appartient au monde des Idées, ce qui est symbolisé dans le mythe du char ailé.

Platon propose un nouveau système politique fondé sur la justice. L'organisation de la société se rapporte également à celle de l'âme : tout citoyen doit saisir le rôle que lui permet sa vertu. Le niveau des dirigeants est le plus haut niveau et il y domine la fonction rationnelle.

Ces derniers ne pouvaient pas posséder de propriété privée et devaient vouloir le bien commun.

Le reste de la population se trouve dans le groupe des travailleurs et des commerçants, afin de donner la propriété à la société tout entière. Son but est de développer la vertu de chacun pour l'harmonie, le bonheur et la justice selon Platon.

La pensée d'Emmanuel Kant

Les êtres humains, par nature, veulent connaître les questions métaphysiques. Kant voulait savoir si l'on pouvait répondre à toutes, ayant initialement une idéologie rationaliste.

Il examine la réclamation selon laquelle ces connaissances dépendent d'un savoir universel, alors que l'expérience et la métaphysique ne sont parfois que des mots. Selon Kant, il n'y a pas de connaissance sans expérience, mais il se rend compte que les sciences naturelles sont possibles parce que toutes les vérités de la physique sont universelles et nécessaires.

La connaissance issue des sens relève de l'opinion et est rejetée par Hume. Pour expliquer la connaissance universelle et nécessaire, Kant utilise la révolution copernicienne : les gens connaissent les choses telles qu'ils les voient, avec les caractéristiques que nous projetons en elles. Les choses sont différentes du point de vue de l'homme ; la réalité est perçue à sa manière, contrairement à la vision de Hume.

Il existe des jugements de la science qui sont :

  • Analytiques : ils ne contribuent pas à apporter quelque chose de nouveau sur le sujet.
  • Synthétiques : ils apportent de nouvelles informations sur le sujet et sont spécifiques.

Les formes de la sensibilité sont l'espace et le temps. Lorsqu'elles sont pures, elles n'ont pas besoin d'expérience.

La production de Kant peut être divisée en deux étapes :

  1. La période précritique : elle comprend ses premiers travaux de 1749 à 1770. Il s'intéresse à la philosophie, la logique et les mathématiques. Les influences les plus évidentes sont Wolff et Newton lorsqu'il décide de devenir professeur d'université.
  2. La période critique : c'est le travail le plus mature, assurant la fiabilité de son système épistémologique et moral. Il écrit des œuvres majeures comme la Critique de la raison pure, la Critique de la raison pratique et la Critique de la faculté de juger.

La critique des connaissances analyse et cherche ce qui distingue la philosophie de la science : c'est la raison. Il essaie alors de connaître la raison en elle-même et d'établir ses limites et ses possibilités.

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