Procédure pénale : Actes d'instruction et preuves

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Actes de la recherche en procédure pénale

Les déclarations de l'accusé

L'un des droits fondamentaux garantis par l'article 24.2 de la Constitution est le droit de ne pas s'incriminer soi-même et de ne pas plaider coupable. En cas d'arrestation, la première déclaration, dite « d'enquête », doit avoir lieu dans les 24 heures suivant la détention, extensible de 48 heures sur motif sérieux. Cette diligence est répétée aussi souvent que nécessaire par l'instructeur, le procureur ou les autres parties.

Le premier interrogatoire vise à déterminer les circonstances personnelles, l'absence de casier judiciaire et la connaissance des faits. L'accusé dispose de garanties lui permettant de :

  • Garder le silence ;
  • Donner des réponses évasives ;
  • Contredire ses déclarations antérieures.

Toute déclaration obtenue en violation de ces garanties est nulle. Un plaidoyer de culpabilité ne suffit pas à lui seul ; des mesures de vérification restent nécessaires. Dans les procédures sommaires ou rapides, la reconnaissance des faits peut influencer la peine.

Les déclarations des témoins

Régies par le chapitre V du titre V du livre II de la Loi sur la procédure pénale (article 410 et suivants), elles obligent tout résident sur le territoire espagnol, sauf exception, à témoigner. Le refus de comparaître ou de témoigner peut entraîner :

  • Une amende ;
  • Une comparution forcée par les forces de l'ordre ;
  • Des poursuites pour obstruction à la justice ou désobéissance grave.

Les questions suggestives ou la coercition sont interdites. En cas de discordance entre les témoignages, le juge peut organiser une confrontation. Des témoignages anticipés peuvent être recueillis si le témoin ne peut être présent au procès, sous réserve des mêmes garanties. La protection des témoins est encadrée par la loi organique 19/94.

Le rapport d'expert

Régie par l'article 456 de la Loi sur la procédure pénale, l'expertise est sollicitée lorsque le juge nécessite des connaissances scientifiques ou artistiques pour éclairer les faits. L'expert est une personne extérieure au processus qui doit ratifier son rapport lors du procès et se soumettre à l'interrogatoire des parties.

Le corps du délit

Il s'agit des objets tangibles liés à la perpétration d'un crime. La police judiciaire est chargée de leur conservation. Cela inclut les armes, les documents d'identité ou, en cas de mort violente, le cadavre (procédure pouvant être déléguée au médecin légiste après la réforme de 2003).

La reconnaissance judiciaire

Régie par les articles 326 à 333 de la LEC, il s'agit d'un acte d'instruction où le juge se rend sur les lieux des faits. L'instructeur est accompagné du secrétaire et, si possible, du défendeur ou de son avocat. La reconstruction des faits est une forme de reconnaissance, bien qu'elle ne soit pas spécifiquement réglementée dans la LEC.

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