Le règne d'Isabelle II : De la Décennie modérée à la chute
Classé dans Histoire
Écrit le en
français avec une taille de 3,72 KB
Elizabeth II : Le règne de la Décennie modérée
Après être montée sur le trône avant sa majorité, Elizabeth II a manifesté dès le départ une préférence pour les modérés. Cela a ouvert une longue période de domination modérée. Plus tard, un cabinet a été formé, dirigé par le général Narváez, la grande figure des modérés.
Les principales mesures adoptées au cours de cette décennie furent :
- La création de la Guardia Civil.
- La réforme des municipalités.
- La réforme du système financier élaborée par Alejandro Mon.
- La loi électorale, qui a instauré une véritable oligarchie.
- Le Concordat de 1851 : accord avec le Saint-Siège par lequel le pape a reconnu Elizabeth II.
- La Constitution de 1845 (secteur modéré), qui diffère de celle de 1837 sur des points clés : la souveraineté partagée entre le roi et les Cortes, et la confessionnalité : « La religion de la nation espagnole est la religion catholique. »
Le Biennat progressiste et la « Glorieuse Révolution »
Le pouvoir de plus en plus dictatorial de Narváez a conduit à un mécontentement croissant qui a abouti à une déclaration initiée par le général O'Donnell à Vicálvaro. Le coup d'État militaire s'est radicalisé après la publication, par les rebelles, du Manifeste du Manzanares. Enfin, le coup d'État a réussi et a conduit à la formation d'un gouvernement dirigé par le progressiste Espartero.
L'autre grande figure du gouvernement, le général O'Donnell, a créé un nouveau parti, l'Union libérale, qui a tenté de couvrir une zone de centre, entre modérés et progressistes. Durant cette courte période, les mesures suivantes ont été soulignées :
- La désamortissement général de Madoz en 1855, qui a mis fin au processus de remboursement des biens municipaux.
- De nouvelles Cortes constituantes ont commencé à élaborer une nouvelle constitution plus progressiste qui n'a pas été appliquée.
- Des mesures ont été adoptées pour promouvoir la modernisation économique du pays, notamment la Loi sur les chemins de fer.
Le retour des modérés au pouvoir
L'agitation sociale croissante a entraîné une rupture entre Espartero et O'Donnell. Nommé Premier ministre, le chef de l'Union libérale a lancé un processus de révision qui a finalement amené le retour de Narváez et des modérés au pouvoir, rétablissant le régime de la Constitution de 1845.
L'Union libérale d'O'Donnell
Après une période de deux ans avec Narváez, O'Donnell est revenu au pouvoir. Cette période a été marquée par l'exubérance économique (« boom » des chemins de fer) et par l'interventionnisme extérieur.
La fin du règne des modérés
Le retour de Narváez marque le début de la fin pour le parti modéré. L'instabilité politique et le gouvernement autoritaire ont marqué une étape où le boom économique a pris fin après la crise de 1864. Les tentatives d'insurrection, comme la mutinerie de la caserne de San Gil à Madrid, ont été sévèrement réprimées. La montée de l'autoritarisme de Narváez a conduit à la formation du Pacte d'Ostende : unionistes, libéraux et républicains se sont unis pour renverser Elizabeth II et le régime modéré.