Responsabilité pénale et civile : Guide complet
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Personne responsable
Le responsable pénalement est également civilement responsable (art. 116.1 CP). En cas de pluralité d'auteurs et de complices, le juge fixe les quotas pour chacun d'eux. Les divers participants à un crime ou un délit sont conjointement et solidairement responsables des actions respectives, sans préjudice du droit de recours contre eux (art. 116.2 CP).
Il existe des cas où la responsabilité pénale diffère de la responsabilité civile :
- Cas où il n'y a pas de responsabilité pénale.
- Affaires de responsabilité civile et responsabilité pénale subsidiaire.
- Responsabilité en cas de certaines causes de défense.
Responsabilité en cas de causes d'exonération
L'article 118 du CP contient les règles suivantes pour couvrir la responsabilité en cas d'aliénation mentale, d'état de nécessité, de contrainte et d'erreur, impliquant l'exonération de responsabilité pénale :
- Premièrement (Défenses 1 et 3 de l'article 20) : En cas de troubles mentaux ou de modification de la perception, les personnes responsables civilement sont celles qui avaient le sujet sous leur autorité ou tutelle, sous réserve de faute ou négligence (culpa in vigilando). Cela doit être démontré et ne peut être présumé.
- Deuxièmement : Sont civilement responsables les personnes en état d'ébriété exemptées de responsabilité pénale (art. 20.2 CP).
- Troisièmement : En cas d'état de nécessité (art. 20.5 CP), répondent civilement ceux au nom desquels le mal a été évité, en proportion du préjudice évité (art. 118.1.3a).
- Quatrièmement : En cas de contrainte (art. 20.6 CP), répond civilement celui qui a provoqué la peur et, subsidiairement, celui qui a commis l'acte.
- Cinquièmement : En cas d'erreur (art. 14 CP), l'exonération de responsabilité pénale n'élimine pas la responsabilité civile de ceux qui ont procédé à l'acte (art. 118.2).
Le principe général est que seules les causes de justification éliminent à la fois la responsabilité pénale et civile. Si l'acte est justifié (ex: légitime défense), aucune responsabilité n'est générée.
État de nécessité et erreur
- État de nécessité : La doctrine considère que la règle de responsabilité tend à éviter un enrichissement sans cause de ceux qui bénéficient de la résolution favorable de la situation.
- Erreur : Les cas où l'absence de fraude entraîne la perte de la responsabilité pénale laissent subsister la responsabilité civile, en raison de la prédominance de l'aspect objectif dans la responsabilité civile.
Responsabilité civile et subsidiaire
Les articles 120 et 121 du CP prévoient des hypothèses de responsabilité du fait d'autrui. Si le responsable pénal ne paie pas, la responsabilité incombe à la personne désignée comme subsidiairement responsable.
Situations de responsabilité du fait d'autrui (Art. 120 CP)
- Art. 120.1 CP : Responsabilité des parents et tuteurs pour les actes commis par des mineurs sous leur garde. La responsabilité ne joue que s'il y a faute ou négligence (culpa in vigilando).
- Art. 120.3 CP : Responsabilité des propriétaires d'établissements en cas de violation des règlements de police. Elle repose sur la faute in eligendo (choix du subordonné) et in vigilando (contrôle).
- Responsabilité objective : Pour les infractions commises par des médias (art. 120.2) ou par des véhicules utilisés par des employés (art. 120.5), ainsi que pour les entreprises (art. 120.4) dans le cadre de leurs fonctions.
La logique repose sur le principe commoda eius, incommoda eius (celui qui bénéficie d'un service doit en supporter les risques).