Le retour à la violence : un frein au processus de paix

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Le retour à la violence, un frein au processus de paix

Depuis 1995, la situation s'enlise à nouveau.

  • 4 novembre 1995 : Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif. Shimon Peres, nommé Premier ministre, affirme son intention de poursuivre l'œuvre de son prédécesseur.
  • 20 janvier 1996 : Yasser Arafat est élu à la présidence de l'Autorité palestinienne avec 88,1 % des voix. Le Fatah et ses alliés remportent une large majorité au sein du Conseil palestinien élu le même jour.
  • 15 février 1996 : Israël signe avec la Turquie un accord militaire de coopération.
  • 29 mai 1996 : Benyamin Netanyahou, chef du Likoud, est élu Premier ministre et prévoit de nombreuses restrictions au processus de paix.
  • 24 septembre 1996 : Des émeutes éclatent à Jérusalem-Est suite à l'ouverture d'un nouvel accès à un tunnel passant sous l'esplanade des Mosquées.
  • 26 février 1997 : Le gouvernement israélien donne son accord à la construction de 6 500 logements réservés à des juifs en bordure de Jérusalem-Est. En riposte, l'Autorité palestinienne suspend les négociations de paix.
  • 15 octobre 1998 : Tentative de relancer le processus de paix bloqué depuis 1997. À Wye Plantation (Maryland), sous la présidence de Bill Clinton, Israéliens et Palestiniens signent un mémorandum qui prévoit :
    • Le retrait de l'armée israélienne de 13 % du territoire de la Cisjordanie ;
    • L'achèvement de la révision de la charte de l'OLP ;
    • L'ouverture d'un aéroport à Gaza ;
    • L'engagement de négociations sur le statut définitif de Jérusalem et des territoires palestiniens.

Cet accord de Wye Plantation est condamné par l'extrême droite israélienne et les mouvements intégristes musulmans. Il sera ratifié par la Knesset (parlement israélien). Le 21 décembre 1998, elle décide d'organiser des élections anticipées qui précipitent la fin du mandat de Netanyahou.

Le retour de la gauche au pouvoir (Ehud Barak) n'a pas permis une relance du processus de paix. La colonisation israélienne dans les territoires occupés n'a jamais été arrêtée. À l'automne 2000, l'enlisement complet des négociations débouche sur une nouvelle Intifada, à l'issue incertaine.

Conclusion

Israël ne laisse aucune place à la négociation. Le Hamas, qui jouit d'un soutien populaire auprès des jeunes, refuse toute légitimité à l'État d'Israël. L'Autorité palestinienne, accusée de népotisme et de corruption, est en pleine crise. La colonisation se poursuit à un rythme soutenu.

Arafat meurt en 2004. Mahmoud Abbas lui succède et veut privilégier l'approche politique dans ses relations avec Israël. Il négocie avec le Hamas une trêve d'attentats sans obtenir de réelles contreparties de la part d'Israël. Le conflit palestinien est toujours dans une impasse.

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