La révolution libérale et la désamortisation en Espagne
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Sécularisation et révolution libérale
La confiscation du processus de réforme agraire conduit à l'élaboration du capitalisme. Son but est un changement culturel de la propriété foncière en vue de faciliter sa libération et d'éliminer les obstacles que l'agriculture en général opposait au développement économique.
Propriété amortie sous l'Ancien Régime
Elle était liée à l'Église, à la noblesse, aux municipalités et à l'État.
Caractéristiques de la propriété amortie
La propriété sociale
La propriété appartenait à des titulaires de valeurs mobilières, des couvents et des municipalités (entités juridiques), plutôt qu'à des individus.
Caractéristiques économiques
Leurs propriétaires ne pouvaient ni vendre, ni aliéner, ni répartir les biens entre les héritiers, et ceux-ci ne pouvaient pas être saisis.
Critiques de l'amortissement des biens et question agraire
La pensée du XVIIIe siècle (les Lumières) soulignait que :
- Aucun investissement n'était réalisé pour une utilisation appropriée des terres et une production accrue.
- Les propriétaires n'avaient pas de stimuli, de sorte qu'ils ne pouvaient pas réévaluer la propriété.
- Les biens concernés étaient connus sous le nom de biens de mainmorte.
Solution libérale du processus de production
Pour les initiés, puis pour les libéraux, le principal objectif était de convertir les terres en propriété privée, afin que les propriétaires privés fassent les investissements nécessaires pour exploiter la terre et augmenter la production.
La confiscation en Espagne
60 % des terres appartenaient à ce que l'on appelait la mainmorte.
Confiscation des biens de l'Église et municipaux
La propriété de l'Église et des municipalités est expropriée et déclarée propriété nationale. L'État l'a vendue aux enchères.
Cessation des biens seigneuriaux
Les terres deviennent la propriété privée et appartiennent à l'ancien maître sans être expropriées par l'État.
La confiscation des biens ecclésiastiques et civils, ainsi que le déliement seigneurial, constituent un processus économique et politique de longue durée en Espagne.
Premières confiscations avant la révolution libérale
A) 1768 : La réforme d'Olavide, par laquelle l'État vend la propriété foncière.
B) Avant la guerre d'Indépendance : La confiscation de Godoy (1798).
Confiscations au début de la révolution libérale
A) 1810-1813 aux Cortes de Cadix (objectifs) :
- Le découplage de la propriété seigneuriale.
- La distribution partielle des biens municipaux.
- La saisie des biens des ordres français dissous.
B) L'annulation des mesures ci-dessus au cours du Sexennat Absolutiste (1814-1820).
C) Au cours du Triennat Libéral, la propriété seigneuriale est dissociée et les biens de l'Église sont à nouveau désamortis en 1812.