Schizophrénie : Qualité de Vie et Relations Sociales

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La qualité de vie subjective et les relations sociales

Ensuite, la qualité de vie subjective présente plusieurs différences entre les deux groupes. La satisfaction concernant la vie en général est plus faible chez les personnes souffrant de schizophrénie, avec une moyenne de 3,95, comparativement à 4,87 chez les sujets témoins.

Des différences importantes sont également observées dans les domaines de la famille et des relations sociales :

  • Satisfaction familiale : 3,52 chez le groupe schizophrénie contre 4,84 chez les sujets témoins.
  • Relations sociales : les moyennes sont respectivement de 3,89 et 5,39 (Prouteau et al., 2009, p.149).

Les auteurs indiquent ainsi que les relations interpersonnelles constituent un domaine particulièrement associé à l’insatisfaction chez les personnes souffrant de schizophrénie. La famille et les relations sociales font également partie des événements fréquemment observés dans la vie quotidienne (Prouteau et al., 2009, p.150).

Lien entre événements quotidiens et qualité de vie

Pour finir, l’étude examine le lien entre l’impact des événements quotidiens et la qualité de vie subjective. Chez les sujets témoins, la qualité de vie est plus souvent associée à l’impact des événements vécus. Chez les personnes souffrant de schizophrénie, cette association est beaucoup moins fréquente.

Lorsque des corrélations sont observées, elles sont généralement négatives : un événement ayant un impact plus négatif est associé à une qualité de vie moins élevée. Toutefois, une corrélation positive est observée dans le domaine familial chez le groupe schizophrénie.

Les auteurs proposent que la satisfaction subjective puisse être relativement stable et moins influencée par les événements quotidiens chez ces personnes (Prouteau et al., 2009, p.151). Par ailleurs, certaines différences sont observées dans d’autres domaines :

  • La satisfaction liée au travail est plus élevée chez le groupe schizophrénie.
  • La satisfaction liée à la loi et à la sécurité l’est également.
  • À l’inverse, les domaines des finances et du logement ne présentent pas de différence significative entre les deux groupes (Prouteau et al., 2009, p.149-150).

Bibliographie

Prouteau, A., Grondin, O., & Swendsen, J. (2009). Qualité de vie des personnes souffrant de schizophrénie : une étude en vie quotidienne. Revue française des affaires sociales, 1, 137-155.

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