Le statut de la femme : patriarcat et soumission
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Le statut de la femme
Il faut d’abord rappeler que, comme c’est représenté dans le roman, la femme est exposée au patriarcat en se montrant soumise et dénigrée face aux hommes. Elle est privée de la plupart des droits dont jouissent les hommes, de sorte qu’elle n’est pas libre de prendre ses propres décisions, ces dernières étant contrôlées par les hommes.
La condition féminine dans la sphère familiale
Premièrement, on constate que dans le monde arabe représenté dans le livre, les femmes sont considérées comme inférieures : elles ne pouvaient ni travailler ni se rendre dans certains endroits sans être accompagnées. C’est pour cela qu’elles sont perçues comme des êtres mineurs face aux hommes.
- Le père d’Ahmed dénigrait Sarah, son épouse et ses filles, estimant qu’elles ne servaient qu’à s’occuper de la maison et des enfants.
- Elles subissent des punitions, tant physiques que psychologiques, et sont conditionnées à penser qu’elles n’apportent que des problèmes.
- On a même l’impression que, pour le père, les filles n’existaient pas : « Il vivait à la maison comme s’il n’avait pas de progéniture. »
Discrimination sociale et tutelle masculine
En deuxième lieu, ce n'est pas seulement dans la famille que l'on trouve ce type de discrimination, mais aussi dans la société décrite dans ce roman. Les femmes devaient toujours être sous la tutelle d’un homme :
- Les sœurs d’Ahmed ne sortaient de la maison qu’une fois mariées.
- La mère d’Ahmed ne pouvait sortir qu’une fois par semaine au hammam, seul moment où elle se sentait libre.
Les femmes ne connaissent la liberté que lorsqu’elles échappent au regard inquisiteur de l’homme.
Le poids des traditions et la maternité
En outre, pour être considérée comme « complète », la femme doit se marier et avoir des enfants, de préférence des garçons. C’est pour cela que la mère d’Ahmed subira des épreuves terribles afin d’accoucher enfin d’un fils : « Il l’avait frappée un jour parce qu’elle avait refusé l’épreuve de la dernière chance : laisser la main du mort passer de haut en bas sur son ventre nu et s’en servir comme une cuiller pour manger du couscous. »
Ahmed/Zahra, acceptant sa vraie nature, sait bien qu’elle va subir la pire des humiliations en sortant de la maison, car elle appartient au groupe le plus marginalisé : celui des femmes célibataires sans enfants.
Résignation et révolte
Finalement, les femmes qui apparaissent dans le livre, qu’il s’agisse de la mère d’Ahmed ou de ses sœurs, ne se soulèvent jamais contre le contrôle des hommes et de la société. Tout au contraire, elles acceptent leur « place » et adoptent un rôle de femme soumise : « Elles se contentent de vivre à la surface des choses sans grande exigence, suivant son autorité, ses lois et ses volontés. » La seule femme qui se révoltera contre le sort imposé par sa famille et la société, c’est Zahra, et elle le paiera de sa vie.
Conclusion
Pour conclure, nous pensons que le statut de la femme est nettement inférieur à celui de l’homme, aussi bien dans la famille que dans la société. Il est donc évident que la femme reste soumise à l’homme et doit se plier à tout ce qu’il lui impose.