Structuralisme, Sens de la Vie et Perspectives d'Avenir
Classé dans Philosophie et éthique
Écrit le en
français avec une taille de 4,75 KB
Le structuralisme
Le structuralisme emprunte l'idée de « signification inconsciente » des faits sociaux à la psychanalyse de Freud. Pour Freud, certains symptômes physiques (paralysie d'un bras) ou mentaux (le rêve des loups) étaient l'expression consciente de conflits émotionnels dont le sujet n'avait pas conscience. Ces expériences retrouvent l'inconscient dans les profondeurs de notre esprit.
Objections au structuralisme
Ce fait se heurte à deux objections :
- La déviance sociale : Si la société impose ses normes, pourquoi certains membres s'en écartent-ils ? La transgression des règles renforce en réalité le mécanisme social :
- Elle rend visibles les limites du bon comportement.
- Elle renforce les liens de ceux qui ne transgressent pas.
- La punition des coupables renforce le pouvoir de la norme.
Toutefois, cette solution semble peu convaincante, car les communautés, à force de ruptures, se mettent en danger.
- La négation de l'acte : Le structuralisme et le marxisme reposent sur une enquête qui nie l'acte même de celui qui enquête. Le marxiste affirme que le comportement est déterminé par la société, ignorant la signification sociale de ses propres actes. Le structuralisme et le marxisme revendiquent pour le chercheur en sciences sociales ce qu'ils nient aux sujets étudiés.
Pourquoi vivre ?
Le sens de la vie
- Sens intra-mondain : Notre royaume est de ce monde.
- Sens de la transcendance : Notre royaume n'est pas de ce monde.
1. Sens intra-mondain
Le monde est un lieu pour le développement, la conception et la poursuite d'un idéal d'excellence humaine, tant sur le plan personnel que social.
- La souffrance a des aspects positifs :
- Elle nous met en garde contre ce qui menace notre santé.
- Elle clarifie notre hiérarchie des valeurs.
- Elle met en tension nos vertus héroïques.
- La mort a des aspects positifs :
- Elle est un acte de solidarité avec ceux qui viennent après nous.
- Elle assure la date d'expiration de nos maux.
- Elle donne à la vie une intensité inhabituelle.
2. Sens transcendant
- Maux moraux : Dérivés de la cruauté du cœur humain, ils sont le résultat de la liberté humaine.
- Maux physiques : Catastrophes naturelles et épidémies. Ils ne sont pas « mauvais » car :
- a) Ils sont une cause pour le développement de notre compréhension de la réalité.
- b) Ils indiquent que l'essentiel n'est pas dans ce monde.
- c) Ils montrent que l'amour de Dieu doit être sans contrepartie.
La mort survient alors comme le moment de vérité, où l'homme atteint la plénitude de son existence dans l'au-delà.
Perspectives d'avenir
Peut-on parler d'une histoire du progrès humain ? Le progrès se définit par :
- Le développement des connaissances : mieux connaître la réalité.
- Le développement de la puissance technologique pour transformer la réalité.
- Le savoir et le pouvoir au service de la justice.
1. L'histoire comme répétition
Les problèmes restent les mêmes génération après génération (pauvres et riches). L'histoire se déroule à travers une série infinie de cycles qui répètent sans cesse la même séquence d'événements.
2. L'histoire comme désintégration
C'est la position des nostalgiques d'un passé aux valeurs plus fortes. Platon voyait dans l'histoire un éloignement progressif de l'âge d'or, où les hommes étaient dédiés à la sagesse philosophique.
3. Le progrès inévitable
Pour Comte, la compréhension scientifique et le contrôle technologique sont les piliers de l'avancement humain. Il distingue trois étapes :
- Théologique : Explique les choses par des causes extérieures (dieux).
- Métaphysique : Explique les choses par des concepts internes.
- Positive : Utilise les connaissances scientifiques et la méthode expérimentale.
Selon Marx, l'histoire tend vers une société sans classes (communisme) basée sur la liberté et le partage.
Objections au progrès
- L'horreur de l'Holocauste : A montré que le développement technologique ne garantit pas le progrès moral.
- L'effondrement écologique : Remet en cause le caractère illimité de notre pouvoir de transformer la nature.