Système Nerveux et Contraction Musculaire : Guide Complet
Classé dans Biologie
Écrit le en
français avec une taille de 4,1 KB
1. Cerveau et commande volontaire des mouvements
Tout est détaillé dans le chapitre 1 :
- Cellules gliales : assurent le bon fonctionnement du système nerveux.
- Aires corticales : communiquent entre elles et avec les zones profondes via des voies neuronales.
2. Intégration des messages par le neurone moteur
Le neurone reçoit des messages de neurones excitateurs ou inhibiteurs. Il intègre ces informations par sommation spatiale et temporelle pour produire un seul message moteur codé en fréquence.
3. Dysfonctionnements du système nerveux
Le système nerveux est fragile. Causes possibles : AVC (rupture ou obstruction des vaisseaux sanguins), maladies neurodégénératives, infections virales ou bactériennes. Conséquences : paralysies, perte de sensibilité, troubles de la mémoire ou du comportement.
4. Plasticité cérébrale
Capacité du cerveau à se réorganiser après une lésion ou selon les expériences vécues.
5. Substances exogènes
Elles agissent en stimulant le système de récompense par libération de dopamine, liée au plaisir. Cela mène à des comportements addictifs.
1. Le muscle : un organe contractile
Il est organisé en faisceaux composés de plusieurs fibres (cellules géantes). La contraction des fibres permet le raccourcissement du muscle et donc la mobilisation de l'articulation.
2. La fibre musculaire
Elle présente un aspect strié, dû à l'organisation des myofibrilles dans le cytoplasme. Elles sont composées de sarcomères formés de filaments fins (actine) et de filaments épais (myosine).
3. Le mécanisme de contraction avec ATP
Voir les détails ci-dessous.
4. Les myopathies (ex: Duchenne)
Dégénérescence des cellules musculaires : maladie génétique liée à une mutation du gène de la dystrophine (chromosome X). La dystrophine assure le maintien des fibres musculaires. La mutation entraîne des fibres fragiles, une destruction progressive et un remplacement par du tissu fibreux non contractile.
I. Contraction de la fibre musculaire
Le glissement des deux types de filaments est dû aux propriétés de la myosine. Les filaments de myosine ont une structure particulière : ils présentent une partie globulaire appelée « tête de myosine » et une « queue ». Les têtes de myosine se fixent sur les filaments d'actine et, en se déformant, font glisser les filaments d'actine.
II. Le rôle de l'ATP lors du raccourcissement d'un sarcomère
A. La molécule d'ATP
Tout mouvement cellulaire dépend de la synthèse d'une molécule, l'ATP. Cette molécule est synthétisée grâce à un apport d'énergie à partir de l'ADP et d'un groupement phosphate (Pi). L'hydrolyse de l'ATP fournit l'énergie nécessaire à l'activité de la cellule : ATP + H₂O → ADP + Pi.
B. L'intervention de l'ATP lors de la contraction
On a vu que les têtes de myosine se fixent sur un filament d'actine. Les filaments de myosine se déforment de façon synchrone et font glisser les filaments d'actine grâce à des ponts d'union, possibles uniquement en présence d'ions calcium.
- Lorsqu'une tête de myosine fixe l'ATP, il y a hydrolyse en ADP et Pi. L'énergie libérée permet à la tête de myosine de changer de conformation.
- Les têtes forment des ponts d'union avec l'actine. L'ADP et le Pi sont libérés, provoquant le retour de la tête à sa position initiale : c'est le glissement de l'actine.
- La fixation d'une nouvelle molécule d'ATP entraîne la dissociation de l'actine et de la myosine. Un nouveau cycle peut commencer.
Si l'ATP n'est pas renouvelée, les têtes de myosine ne se relâchent pas et la myofibrille reste contractée. Au cours de la contraction, l'énergie chimique de l'ATP est convertie en énergie mécanique.