Le Théâtre Baroque et Classique au XVIIe Siècle
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Le Théâtre Baroque
En 1590, Robert Garnier meurt. Sa mort entraîne une conséquence importante du point de vue théâtral. On assiste encore à la représentation de la pastorale, qui englobe la représentation des tragédies, tandis que les comédies triomphent en France. Elles expriment la transition entre la sensibilité baroque cristallisée autour du thème amoureux.
Il y a des auteurs qui vont cultiver ce genre plus rationaliste. Corneille va représenter Mélite. Le théâtre de Tabarin représente l'esprit des foires et marchés du XVIIe siècle. Il est attaché à deux personnages hauts en couleur, très en vogue à cette époque. Aussi, ils arrivaient directement de Blois où ils avaient joué plusieurs comédies devant Marie de Médicis, responsable de leur venue à Paris. Le théâtre de Tabarin aura une très grande importance au XVIIe siècle grâce à ce recueil.
L'importance des effets et de l'ornementation
Dans ces premières représentations baroques, les effets vont jouer un rôle important d'un point de vue esthétique. On pourrait reprocher leur longueur d'un côté, et d'un autre côté, l'abondance de digressions qui sont peu utiles et gratuites. D'autre part, puisqu'il s'agit d'un théâtre narratif, ce théâtre magnifie très souvent une action très complexe.
Le théâtre baroque évoque aussi une composition musicale et, dans ce sens-là, les auteurs vont utiliser la technique du contrepoint : développer un deuxième thème de façon parallèle au thème principal.
L'importance de l'amour et de la mort
Il y a un fait historique important qui aura une grande importance : les guerres. Dans le théâtre baroque, les histoires de vengeance alimentent le goût pour les actions complexes, mais toujours en exprimant un arrière-plan historique faisant allusion aux guerres de religion. Aussi, il y a une sublimation de la violence et, sur la scène, le spectateur assiste à la représentation de scènes sanglantes.
Le Théâtre Classique : La Dramaturgie
Le théâtre, et tout particulièrement la tragédie, va s'affirmer tout au long du XVIIe siècle et devient le genre le plus important. L'arrivée au pouvoir du Cardinal de Richelieu en 1624 constitue un tournant dans l'histoire du théâtre français. La création de l'Académie française en 1635 consacre définitivement la dignité de l'écriture théâtrale à travers l'établissement des règles de la création théâtrale.
La suprématie de la tragédie
La tragédie est avant tout un théâtre d'action à travers lequel le public peut goûter les intrigues et les machinations compliquées. Pour Corneille, la tragédie est avant tout une pièce de théâtre politique. Il va se servir de ces pièces pour poser les questions concernant :
- Le sens du pouvoir ;
- La légitimité du pouvoir ;
- Le pouvoir absolu ;
- Le problème de la liberté ou de la critique de la liberté.
D'autre part, Racine sera le plus fidèle à la théorie d'Aristote. Pour Racine, ces deux émotions tragiques vont être suscitées par les erreurs ou par les fautes de personnages qui ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais.
L'esthétique de la comédie
La comédie a dû se définir par rapport à la tragédie. Il y a un créateur qui va inventer une nouvelle façon de créer des comédies : Corneille avec Mélite. Plus tard, Molière va prouver la supériorité de la comédie en opérant une fusion entre l'exagération caricaturale et la vérité des caractères ridicules.
Les règles de la tragédie sont progressivement appliquées à la comédie régulière, qui se distingue de la farce, et les figures de pouvoir vont se répartir selon les genres. Les dénouements des tragédies et des comédies vont se différencier désormais en termes de vraisemblance.