La théorie marxiste : révolution et étapes du communisme

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La dynamique du changement social selon Marx

Les rapports de production à un moment donné déterminent le changement social. Celui-ci est inévitable, car il dépend de facteurs objectifs liés aux évolutions économiques et technologiques de la société. Cette fatalité est ce que Marx appelle le temps nécessaire pour expliquer l'effondrement du mode de production capitaliste et la transition vers le modèle communiste.

Cependant, la voie vers une nouvelle société ne peut être qu'une révolution prolétarienne, nécessitant un effort conscient, dérivé d'une prise de conscience de l'exploitation de classe. Le fait que le passage au communisme soit inévitable (selon la célèbre phrase de Marx : « le capitalisme a creusé sa propre tombe ») ne signifie pas que nous devons attendre passivement. Une partie de cette fatalité dépend de l'action transformatrice de la classe opprimée : le prolétariat.

Les trois étapes du processus révolutionnaire

Les interprétations de la pensée marxiste s'accordent pour identifier trois moments clés menant au communisme :

1. La démocratie ouvrière

Une fois le capitalisme aboli et la dictature du prolétariat établie pour prendre le pouvoir politique, nous entrons dans une première phase. La « démocratie des travailleurs » remplace la démocratie bourgeoise. La classe prolétarienne assume le contrôle de sa propre main-d'œuvre, des conseils d'usines sont créés, le travail est collectivisé et les institutions politiques sont investies par le Parti communiste.

2. Le socialisme

Cette étape vise à rationaliser la production via des plans économiques quinquennaux. L'État distribue la richesse selon le principe : « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». L'État socialiste contrôle les moyens de production pour éviter un retour aux privilèges capitalistes, tout en garantissant l'accès à la santé et à l'éducation.

3. Le communisme

Phase finale de la révolution, le communisme marque le début de l'histoire vraie de l'homme. Libéré de l'oppression et des différences de classe, l'individu retrouve sa véritable nature et devient propriétaire de lui-même et du produit de son travail. L'organisation sociale devient naturelle, rendant l'État obsolète.

Les mesures du Manifeste du Parti communiste

Marx a défini dix mesures essentielles pour les pays avancés afin de consolider la révolution :

  • 1. Expropriation de la propriété foncière et utilisation de la rente pour les dépenses publiques.
  • 2. Impôt fortement progressif.
  • 3. Abolition du droit de succession.
  • 4. Confiscation des biens des émigrés et des rebelles.
  • 5. Centralisation du crédit par une banque nationale d'État.
  • 6. Centralisation des moyens de transport.
  • 7. Multiplication des entreprises d'État et mise en valeur des terres.
  • 8. Travail obligatoire pour tous, notamment dans l'agriculture.

Le moteur de l'histoire : la lutte des classes

Le moteur de l'histoire est, selon Marx, la lutte des classes. Cette contradiction naît de l'exploitation du travailleur et de la plus-value générée au sein du système capitaliste.

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