Notes, résumés, travaux, examens et problèmes de Philosophie et éthique

La philosophie du langage chez Wittgenstein : du Tractatus aux jeux de langage

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La pensée de Wittgenstein : Deux phases clés

Ludwig Wittgenstein a placé la question du langage au centre des préoccupations philosophiques. On distingue généralement deux grandes phases dans sa philosophie :

  • Le premier Wittgenstein (WI) : Celui du Tractatus Logico-Philosophicus.
  • Le second Wittgenstein (WII) : Celui des Cahiers bleus et bruns et des Investigations philosophiques.

Le premier Wittgenstein : Langage et logique

Le premier Wittgenstein prolonge le projet moderne d’élaboration d’une langue de la raison. Pour lui, le langage est la totalité des propositions, et chaque proposition est une représentation d’un état de choses possible. Les limites du langage sont ainsi les limites du monde. Le langage remplit alors une fonction...

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Spinoza, le désir et la triangulation de René Girard

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La liberté selon Spinoza

Pour Spinoza, ce qui s’oppose à la liberté est la contrainte (expression d’une nécessité exercée sur moi par une nature supérieure à la mienne). Ce n’est donc pas la nécessité qui s’oppose à la liberté, car le libre arbitre de la volonté est une illusion de la conscience. À l'inverse, les idéalistes pensent que la liberté s’oppose à la nécessité, car être libre serait être la cause première de ses choix et actes.

La liberté est la nécessité comprise et agie en connaissance de cause. Pour Spinoza, être libre est exister par la seule nécessité de sa nature, sans être contraint par des causes extérieures qui causent en lui des passions.

Maître de nos désirs = liberté. N’est pas
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Nietzsche et Marx : le nihilisme, l'éternel retour et l'aliénation du travail

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Le Nihilisme selon Nietzsche

Pour Nietzsche, la tradition culturelle occidentale est empoisonnée par un désir de mort. Rien ne changera, et c'est étouffant. Le nihilisme s'installe peu à peu et deviendra inévitablement définitif. Le nihilisme est donc une maladie mortelle, et présente un ensemble de symptômes rapportés par Nietzsche, en tête desquels se trouvent le fait que « les plus hautes valeurs se dévalorisent » et la mort de Dieu. Ces événements peuvent être accélérés : si Marx utilise la métaphore de la torsion « pour soulager les douleurs de l'enfantement d'une nouvelle ère », Nietzsche affirme que « l'automne est également nécessaire pour pousser ». Il s'agit d'accélérer la fatalité. Le nihilisme est ce...

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Nietzsche et la critique de la métaphysique du langage

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La confusion de la première à la dernière

Cette fonctionnalité des philosophes est dérivée d'en haut : en croyant en une réalité qui n'est pas soumise à l'évolution, ils sont contraints d'accepter que les concepts les plus élevés, par lesquels on accède au « monde vrai », n'ont pas d'origine dans l'histoire humaine. Les principes retenus ont un double sens : ils constituent à la fois le support et la cause du réel. Ils ne viennent pas de rien, ce qui explique le rejet subi par les philosophes traditionnels concernant l'évolution.

Le concept vide de « Dieu », considéré comme la réalité primordiale, explique toute la philosophie. Elle apparaît comme une maladie mentale (troubles cérébraux) chez ceux qui ont un refus pathologique...

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Hume : causalité, substance et critique empiriste de la métaphysique

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Le problème de la causalité

La connexion de cause à effet, considérée comme une loi d'association d'idées, est une relation que nous attribuons aux événements du monde. Hume, rejetant les positions dogmatiques, veut examiner la légitimité de cette idée. Il applique le principe empiriste de la « copie » à toute idée ou croyance pour vérifier de quelle impression elle est la copie. S'il ne la trouve pas, il la rejette comme illégitime.

Hume utilise le principe de la « copie » pour valider cette prétendue connaissance et ne trouve aucune impression de connexion nécessaire entre le phénomène A (la cause) et le phénomène B (l'effet). La seule chose que nous observons dans ce processus est qu'un phénomène est suivi par un...

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Matérialisme et positivisme : concepts, origines et principes

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Le Matérialisme

Le matérialisme est une philosophie qui reconnaît uniquement l'existence de substances corporelles. Il a pris naissance en Grèce avec la pensée atomiste, où les philosophes défendaient la thèse selon laquelle tous les principes fondamentaux étaient les atomes et le vide.

Le matérialisme renaît dans la pensée moderne grâce à la révolution scientifique mécaniste. Thomas Hobbes s'est montré matérialiste en confirmant la notion de corps comme synonyme de substance.

D'un autre côté, Marx et Hegel ont apporté des représentations matérielles. Leur contribution majeure fut la dialectique et le matérialisme historique. La thèse fondamentale soutient que les productions spirituelles des hommes sont déterminées...

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Thomas d'Aquin et Descartes : méthode et comparaison philosophique

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Contexte de Thomas d'Aquin

Contexte historique et philosophique : Dans une contextualisation historique et philosophique, le texte s'inscrit dans le Moyen Âge. Dans ce cadre, le texte est situé au XIIIe siècle, car son auteur est Thomas d'Aquin (1225-1274). Ce morceau de texte appartient à l'un de ses ouvrages majeurs, l'une des Sommes ; il n'est pas purement philosophique, mais appartient à la Somme Théologique, dans laquelle se trouvent des arguments de la raison et de la révélation, réconciliant à la même époque la philosophie et la théologie.

C'est un travail divisé en trois parties, elles-mêmes subdivisées en traités, divisés en questions, et chaque question est à son tour divisée en articles. L'unité de base est l'article

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Le Cogito de Descartes : doute méthodique, intuition et critère de vérité

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Le Doute Méthodique et la Quête de la Preuve Absolue

La philosophie doit être fondée uniquement sur une preuve absolue. En utilisant le doute méthodique de Descartes, on explore tout ce qui est sujet au doute pour voir s'il y a quelque chose d'indubitable et de certain. Mais d'emblée, même en voulant penser que tout est faux, il était nécessaire que moi, qui pensais, fusse quelque chose.

«Et remarquant que cette vérité, **Je pense, donc je suis** (*cogito, ergo sum*) – a été si ferme et si sûre que les suppositions les plus extravagantes des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, j'ai jugé que je pouvais l'accepter sans scrupule comme le premier principe de la philosophie que je cherchais.»

Le Cogito : Première

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Aristote : l'eudaimonia, la vertu et le bonheur rationnel

Philosophie et éthiqueMis à jour le 5,42 KB

Comprendre l'Eudaimonia selon Aristote

La notion d'Eudaimonia chez Aristote englobe des concepts tels que la satisfaction, la suffisance et une impassibilité qui dépasse le simple contenu hédonique. Nous aborderons le bonheur personnel comme une nouvelle approche, qui doit être recherché et obtenu en relation avec les autres êtres humains et la citoyenneté.

Cependant, cette citoyenneté n'est pas directement liée à la polis au sens radical de Platon (c'est-à-dire à l'ordre public et à la conception républicaine de la citoyenneté). Il s'agira plutôt d'une affaire individuelle que les formes politiques peuvent promouvoir (selon une conception libérale de la citoyenneté).

Comme à son habitude, Aristote commente empiriquement les...

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Augustin d'Hippone : foi, raison, Dieu, âme et les Deux Cités

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Augustin d'Hippone

2. Relations entre la foi et la raison

Les sages cherchent à comprendre pour croire. Augustin établit une distinction entre certains aspects de la foi et de la raison, stipulant que la foi ne doit pas s'immiscer dans la science. Toutefois, il soutient que la raison et la foi sont complémentaires : elles se rejoignent sur une seule vérité. En cas de divergence, la foi précède la raison (Crede ut intelligas). Le point de départ de toute connaissance est la connaissance de soi. Cette démarche permet de découvrir les capacités qui nous permettent de comprendre, ainsi que les limites de notre condition. Guidée par la foi, la raison est encouragée à surmonter nos limites.

La raison n'est pas capable de comprendre les...

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